Les 7 indicateurs qu’un dirigeant du bâtiment doit suivre chaque semaine

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Pourquoi la plupart des dirigeants pilotent à vue

Dans beaucoup d’entreprises du bâtiment, les décisions sont prises à partir de :

  • l’intuition ;
  • le ressenti ;
  • la charge apparente ;
  • les urgences du moment.

Le problème ?

Une entreprise peut sembler très active et pourtant perdre de l’argent.

À l’inverse, une semaine paraissant calme peut être excellente pour la marge et la trésorerie.

Les meilleurs dirigeants ne pilotent pas uniquement leur activité.

Ils pilotent des indicateurs.


L’erreur : suivre trop de chiffres

Certains dirigeants disposent de dizaines d’indicateurs :

  • chiffre d’affaires ;
  • heures ;
  • achats ;
  • devis ;
  • commandes ;
  • trésorerie ;
  • productivité ;
  • taux de service.

Résultat :

Personne ne sait réellement quels chiffres surveiller.

Le bon tableau de bord est simple.

Il permet de détecter rapidement les dérives.


Indicateur n°1 : Le chiffre d’affaires sécurisé

Question à se poser

Combien de chiffre d’affaires est déjà signé ?

Cet indicateur mesure :

  • la visibilité de l’activité ;
  • la charge future ;
  • le risque commercial.

Sans carnet de commandes, impossible de piloter sereinement.


Indicateur n°2 : La marge prévisionnelle

Question à se poser

Les affaires signées seront-elles réellement rentables ?

Beaucoup d’entreprises suivent :

  • le CA ;
  • les commandes.

Très peu suivent la marge.

Pourtant :

le chiffre d’affaires nourrit l’activité.

la marge nourrit l’entreprise.


Indicateur n°3 : Le reste à facturer

Question à se poser

Quelle valeur de travaux réalisés n’a pas encore été facturée ?

C’est souvent l’un des plus gros gisements de cash cachés.

Un reste à facturer élevé signifie généralement :

  • facturation retardée ;
  • validations en attente ;
  • risques de trésorerie.

Indicateur n°4 : Les encaissements à venir

Question à se poser

Quel argent doit réellement entrer dans les 30 prochains jours ?

Ce chiffre est souvent plus important que le CA du mois.

Car les salaires se paient avec les encaissements.

Pas avec les devis gagnés.


Indicateur n°5 : Le taux de transformation des devis

Question à se poser

Combien de devis deviennent des commandes ?

Un mauvais taux de transformation peut révéler :

  • des prix inadaptés ;
  • des relances insuffisantes ;
  • une mauvaise qualification des besoins.

Un bon dirigeant suit à la fois :

  • le volume de devis ;
  • le montant ;
  • le taux de réussite.

Indicateur n°6 : La charge versus la capacité

Question à se poser

Avons-nous les ressources pour réaliser ce que nous avons vendu ?

Lorsque la charge devient supérieure aux capacités :

  • les retards augmentent ;
  • les tensions apparaissent ;
  • la qualité baisse ;
  • la rentabilité se dégrade.

Le rôle du dirigeant consiste à anticiper ces déséquilibres.


Indicateur n°7 : Les alertes opérationnelles

Tous les chiffres ne remontent pas par la comptabilité.

Certaines alertes doivent être surveillées chaque semaine :

  • affaires en perte ;
  • litiges clients ;
  • commandes non réceptionnées ;
  • factures bloquées ;
  • problèmes sécurité ;
  • absences critiques.

Ce sont souvent elles qui détruisent la marge.


Le tableau de bord idéal en une page


Ce que font les entreprises les plus performantes

Elles organisent chaque semaine un rituel de pilotage.

En 30 à 60 minutes maximum, elles répondent à trois questions :

1. Sommes-nous rentables ?

2. Générons-nous du cash ?

3. Risquons-nous une dérive opérationnelle ?

Lorsque ces trois réponses sont maîtrisées, le dirigeant reprend le contrôle de son entreprise.


L’idée clé à retenir

La majorité des problèmes dans le bâtiment :

  • ne viennent pas d’un manque de travail ;
  • ne viennent pas d’un manque de compétences techniques ;

Ils viennent d’un manque de visibilité.

Ce qui ne se mesure pas se subit.

Ce qui se mesure se pilote.

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